2e dimanche dans l'année année A - 2010-2011

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A la lumière des textes de la liturgie de ce dimanche, posons-nou cette question : baptisés, qui sommes-nous ? Nous pouvons tout d’abord nous dire, comme le Serviteur du livre d’Isaïe : « Le Seigneur m’a formé dès le sein de ma mère ». Dès avant ma naissance, c’est Dieu qui m’a appelé, choisi. Et mes parents, en demandant pour moi le baptême, n’ont fait que répondre à l’appel de Dieu. Ils ont répondu oui « pour que je sois son serviteur », et c’est à moi de confirmer chaque jour, parvenu à l’âge adulte, la réponse que mes parents avaient faite pour moi à mon baptême. J’ai été choisi, serviteur de Dieu, pour être « la lumière des nations ». Et au jour de mon baptême, le prêtre a remis à mon père un cierge allumé, symbole de cette lumière. « Vous êtes la lumière du monde ».

Avec saint Paul, nous pouvons dire ensuite que nous sommes « l’Eglise de Dieu ». Paul s’adresse aux chrétiens de Corinthe. Qui sont-ils ? Un ramassis de pauvres gens : dockers du port, esclaves, prolétaires, petits artisans. Dans la même lettre, Paul dira : « Du point de vue humain, il y a parmi vous peu de sages, peu de puissants, peu de membres de familles importantes. mais Dieu a choisi ce que le monde estime bas et méprisable, ce qui n’est rien à ses yeux ». Eh bien, c’est à cette communauté que Paul écrit : « Vous êtes l’Eglise de Dieu, rendus saints par le Christ. Vous êtes le peuple saint ». C’est à nous aussi, aujourd’hui, que Paul redit : « Vous êtes l’Eglise de Dieu, le peuple saint », ce qui constitue notre identité, notre dignité de chrétiens.

Saint Paul dit encore : « Vous avez revêtu le Christ ». Nous allons apprendre progressivement, tout au long de notre vie, à imiter Jésus, à ne plus ressembler à. rien d’autre qu’à lui. Nous allons progressivement entrer, dans ses manières de penser, dans ses manières de voir, dans ses manières de faire, vis-à-vis des petits, des malades, des marginaux, et dans son refus du pouvoir, de l’argent. Nous sommes « sanctifiés », c’est-à-dire que nous ressemblons de plus en plus à Jésus Christ. Nous sommes l’Eglise de Dieu, personnellement et collectivement, quand nous recherchons chaque jour à ressembler à Jésus Nous représentons l’Eglise. C’est notre responsabilité.

Etre baptisés enfin, c’est laisser transparaître Jésus à travers notre manière de vie. C’est dire en actes plus encore qu’en mots : « Celui-là, c’est le Fils de Dieu, je l’ai reconnu. » Pour le monde d’aujourd’hui, pour ceux qui nous entourent, incroyants, indifférents ou hostiles, nous avons à être témoins, par nos gestes, nos attitudes, notre attention aux autres, notre refus de toute compromission.

Paul regardait la petite communauté de Corinthe, humainementsi minable, avec le regard de la foi : il disait sa grandeur. Ayons le même regard de foi sur nous-même et sur l’Eglise.

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