Quatrième dimanche de Pâques C - 2000/2001

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Le dimanche, d’une fête unique qui dure jusqu’à la Pentecôte, nous parle de la vie éternelle. Le temps pascal n’en finit pas de nous faire découvrir tout ce qui nous advient par le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur. Quelle facette de ce joyau découvrons-nous aujourd’hui ?

La vie éternelle nous est donnée par Jésus, notre Bon Pasteur. On appelle  souvent « pasteurs » les ministres du culte tant catholique que protestant. On devrait plutôt les comparer à des chiens de berger, généralement dévoués et généreux, mais hélas mordants parfois aussi.  Non, il n’y a qu’un seul véritable Pasteur : c’est Jésus.

Et c’est lui donne la vie éternelle à ses brebis, c’est-à-dire ceux qui accueillent sa Parole avec joie. Ceux qui, d’une attention aimante et humble, écoutent le « point de vue » de Dieu sur toutes choses. Savoir écouter est le signe d’un amour authentique, cet amour qui ouvre le cœur et le rend prêt à recevoir toutes les richesses de vie offertes par le Bon Berger. En ce dimanche de prière pour les vocations, sachons plonger dans notre cœur pour y redécouvrir l’appel que nous adresse le « Beau Pasteur ».

Ses brebis sont connues du Seigneur, avec tout ce que ce verbe biblique renferme de force de communion intime. Jésus nous connaît dans ce merveilleux toi-et-moi de l’amour. Il est Celui dont le bâton de berger n’est pas là pour contraindre, mais pour rassurer et affermir nos pas tout au long de notre chemin terrestre.

Les brebis enfin suivent le Seigneur. Il ne s’agit pas seulement d’entendre la Parole. Il faut encore la laisser transformer nos vies. Il s’agit de suivre Jésus, de mettre nos pas dans les siens, de partager nos deux destins, de nous attacher de toute notre vie à Celui qui nous aime et que nous aimons.
La vie éternelle est un don extraordinaire. Nous sommes sans doute habitués depuis l’enfance à entendre cette expression, et nous risquons de ne plus nous en étonner. La vie éternelle, c’est être dans la main de Dieu. Une main paternelle et tendre qui essuie toute larme de nos yeux (deuxième lecture).  Une main protectrice : jamais nous ne périrons, nous ne souffrirons plus de la faim, de la soif, de la douleur. Une main forte, puis que le Père est plus grand que tout. Personne ne peut nous arracher de sa main. Quelle formidable espérance !

Et toi qui es en butte à la contradiction de ton entourage, comme Paul et Barnabé à Antioche de Pisidie, que crains-tu ? Toi qui es violemment tenté, n’oublie pas : le mal ne peut t’arracher de la main du Christ, parce « mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout ».  Quelle délicatesse ! Le Père nous a donnés au Fils !
La vie éternelle, c’est être introduit par Lui dans l’intimité du Père. Personne ne peut nous arracher à cet Amour. Car cet amour surgit de la source vive, de la communion parfaite du Père et du Fils : « le Père et moi, nous sommes UN ».  

Un jour nous verrons Dieu tel qu’il est, dans son unité. « L’Agneau se tient au milieu du trône », observe le visionnaire de l’Apocalypse. Et notre Pasteur nous conduira au Père, source de toute vie. Déjà il nous offre l’avant-goût de cette communion en nous partageant son Pain et son Vin de Vie éternelle.

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