33e dimanche dans l'année C

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L'année liturgique touche à sa fin. C'est le moment que choisit l'Eglise pour relire les textes de l'Evangile qui évoquent la fin du monde. Jésus nous propose une manière de lire les signes des temps, aux moments où l’histoire connaît de grandes crises.

Quand saint Luc écrit son évangile, la prise de Jérusalem a très probablement déjà eu lieu. Les chrétiens sont en train d'en vivre toutes les conséquences et ils sont témoins de bouleversements considérables. Il nous rappelle ses paroles nous invitant à dépasser nos peurs et à garder courage.

Les disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit. » Jérusalem et son temple étaient pour les juifs une construction symbolique sur laquelle reposait leur religion : la présence de Dieu au milieu de son peuple. Et voilà que cette construction s’effondre. Ni Jérusalem, ni le temple ne sont plus les lieux uniques de la présence. Quand on relit l’histoire de l’Eglise on se rend compte qu’elle aussi, a connu bien des bouleversements. Elle voit aujourd’hui s’effondrer des temples qu’elle avait construits, des structures et des manières de penser qu’elle avait estimées immuables. Elle est appelée à se souvenir que c’est le Christ ressuscité qui tient lieu pour elle de temple nouveau, de signe accompli de la présence.

 Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant: ´C'est moi´, ou encore: ´Le moment est tout proche´. Ne marchez pas derrière eux! » Jésus met en garde contre les faux prophètes, les faux Messies, annonciateurs de fins du monde dont ils connaîtraient la date, rassemblant dans des sectes de purs et de parfaits, ceux et celles qui échapperaient ainsi à la colère divine… Ne marchez pas derrière eux dit Jésus, le Messie crucifié.

« Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas:il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. » Ce passage trouve aujourd’hui une forte résonance sur notre planète terre, menacée de toutes parts par les guerres, les famines, les épidémies, les pollutions de toutes sortes.  « Ne vous effrayez pas, n’ayez pas peur », dit Jésus aux disciples.

 Au lieu des craintes stériles, engagez-vous avec courage pour la vie, pour la paix, le respect de la nature, en gardant confiance et espérance envers et contre tout. Certes le mal fait toujours mal. Mais si notre attitude fondamentale est l'espérance et la confiance au Seigneur, cela ne nous empêche pas de nous retrousser les manches et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour remédier à la situation. Quand on est malade, on se fait soigner. Quand on perd son emploi, on essaie d'en trouver un autre. Quand une inondation envahit le sous-sol de la maison, on se débrouille pour nettoyer et sortir l'eau de la cave.

Demandons au Seigneur de nous donner cette espérance confiante dans les moments difficiles quand ils viendront. Car c'est dans notre fidélité au Seigneur, comme le rappelle l'oraison de ce jour, que nous puiserons notre paix et notre joie les plus profondes.

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