1er dimanche de l'avent B

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Jésus vient à notre rencontre de trois manières différentes. Sa première venue est celle de son Incarnation. « Le Verbe, - la Parole de Dieu -, s'est fait chair » nous dit le prologue de l'évangile de Jean. Dieu, en se faisant homme en Jésus Christ, nous a fait don de toutes les richesses, « celles de la Parole et celles de la connaissance de Dieu » (2ème lecture).

Sa deuxième venue est celle de son retour glorieux, « Jour de notre Seigneur Jésus-Christ ». Ainsi le qualifie saint Paul ( 2ème lecture).

Mais Jésus, dans les textes que nous venons d'entendre, est moins intéressé par la fin du monde que par tout ce que nous avons à être et à faire entre-temps. C'est sa troisième venue qui est de chaque jour. Le Seigneur ne cesse de venir « à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de Lui en suivant son chemin », comme nous le rappelle la 1ère lecture. En ce début d’Avent, la liturgie nous recommande : « Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez ! » Autrement dit, de vivre dans l'attente du futur sans s'évader du présent. Car l’évangile prend soin de nous décrire des serviteurs qui, dans l’attente du retour de leur maître, accomplissent fidèlement leur travail. C’est dans le moment présent que je trouve le Seigneur qui déjà vient à moi et qui me prépare à la rencontre définitive avec Lui lorsqu’il reviendra à la fin des temps. Que signifie donc pour nous aujourd'hui cette recommandation : « Veillez ! »

Trois choses me semble-t-il.

- Veiller, c'est entrer davantage dans la prière. C'est descendre plus profondément dans son cœur.  C'est consacrer plus de temps à la prière personnelle, à ce dialogue du cœur à cœur avec Dieu. Ou comme le disait Elisabeth de La Trinité : « Je me tais. Je l'écoute . Je l'aime. » C'est quitter les distractions, les évasions, les futilités du dehors, pour rentrer dans le sanctuaire de notre cœur profond où nous attend la présence divine. Veillez « le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin », c’est-à-dire toute la nuit de notre vie où nous avançons dans l’obscurité de la foi, le cœur en éveil... Cette vigilance fait de nous des hommes et des femmes de désir et de prière. Et si à certains moments, comme dans la parabole, nous avons l'impression que le maître est parti en voyage, il reste au fond de nous la brûlure qu'il y a laissée, l'amour qu'il y a allumé.

- Veiller, c'est concrètement aussi en ce temps de confinement innover en organisant ou en participant à des rencontres priantes en viséo-conférence.

- Veiller, c'est enfin regarder les autres, et surtout les plus démunis, avec un regard purifié par la prière. C'est faire des dons généreux en argent pour les plus démunis, des gestes de solidarité qui sont autant d'actes d'espérance posés au-delà de la fatalité !

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