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Calendrier liturgique 2013-2014 - Année A

Nouveau L'exhortation apostolique Evangelii Gaudium du pape François

Dernière modification de la page : 31-07-2014.

| 18e dimanche A | Assomption |

Saint François

18ème dimanche dans l'année A

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Bible de la liturgie

03 août 2014
Isaïe 55, 1-3
Psaume 144
Romains 8, 35.37-39
Matthieu 14, 13-21

Le  récit de la multiplication des pains, rapportée six fois par chacun des quatre évangélistes, est à la fois signe de la vie éternelle offerte par Dieu et un appel toujours actuel au partage concret. Les hommes ont besoin de nourriture spirituelle; mais ils ont besoin aussi, et même en premier lieu, d'une nourriture matérielle.

Pain de Vie

Dans les déserts où nous marchons, Jésus est saisi de compassion devant le risque de nous égarer. Si le Père a envoyé son Fils, c'est parce qu'il ne peut supporter de nous perdre à jamais. Jésus, sur les chemins de nos errances, nous aménage des haltes reposantes. Il fait s'étendre la foule et donne ce geste du partage. En apaisant dès à présent notre faim, il creuse en nous le désir de la nourriture véritable, il nous donne le goût de Dieu. La multiplication des pains et des poissons nous donne déjà de nous rassasier du don de Dieu, de nous rapprocher de la source et du banquet nuptial, de repas surabondant et gratuit dont les images poétiques du prophète nous parlaient dans la première lecture. C'est là une des significations profondes de chaque eucharistie. Mais lorsque nous mangeons le pain et buvons à la coupe de l`eucharistie, nous célébrons avec autant de force le partage fraternel.

« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

Un drame, hélas, continue à sévir un peu partout : combien d'hommes, de femmes, d'enfants, aujourd'hui même, et jusque dans nos pays surdéveloppés, se demandent comment trouver à manger, tandis que des spéculateurs, sans états d'âme, s'enrichissent en jouant sur des denrées de base .

Il ne suffit pas d'attendre et d'espérer. Jésus commande immédiatement à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Pas d'attente les bras croisés, pas de promesses utopiques. C'est aujourd'hui qu'il faut se mettre au travail. Et apporter ce qu'on possède pour le partager. Avez-vous remarqué ceci : Jésus demande à ses disciples de lui apporter ce qu'ils ont comme nourriture. Sans cela, rien n'est possible. Dieu a besoin des hommes. Il a besoin de notre collaboration. Sans cela, pas de partage possible. Même si ce qu'on a n'est presque rien : cinq petits pains et deux petites sardines ! Et il y en eut assez pour tous. Le vrai miracle qui se produit alors est plus que l'aspect discret de la multiplication, que la fait que tous ceux qui avaient apporté quelque chose ont osé le partager.

Devant les problèmes angoissants de la faim dans le monde, nous nous sentons facilement impuissants. A ces problèmes Jésus a une solution très simple. Il dit simplement: « Combien avez-vous? - partagez-le. »

L'idéologie ultra-libérale qui régente le monde pour l'instant conduit droit à la catastrophe. Il est urgent de nous remettre dans la bonne direction, celle que nous indique aujourd'hui le récit de la multiplication des pains : le partage équitable de nos ressources.

Un grand docteur de l'Église, patriarche de Constantinople, Jean Chrysostome, a exprimé d'une façon extrêmement forte le lien entre la célébration liturgique et l'attention aux pauvres: « Vous voulez honorer le Corps du Christ. Ne le méprisez pas quand il est nu. Ne l'honorez pas ici dans l'Église avec des vêtements de soie, alors que vous le laissez dehors dans le froid et la nudité... Nourrissez d'abord les pauvres, et vous décorerez l'autel avec ce qui restera. » Il est vrai qu'ayant déplu à l'empereur, il le paiera d'une mort en exil...


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Assomption de la Vierge Marie

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Bible de la liturgie
15 août 2014
Apocalypse 11, 19a; 12, 1-6a.10ab
Psaume 44
1 Corinthiens 15, 20-27a0
Luc 1, 39-56

La dernière mention de Marie dans le Nouveau testament se trouve au début du Livre des Actes qui nous la montre avec les apôtres « persévérants dans la prière  Après cela, on n'en parle plus. Elle se fond avec l'Église. Celle-ci lui donnera par la suite divers titres. Elle est la Mère de Dieu ( la Theotokos - 5e siècle), la Mère de l'Église (Paul VI, le 21/11/1964) . À partir de la fin du 7e siècle on célèbrera le 15 août la fête de la Dormition de Marie, qui deviendra ensuite en 1950 celle de son Assomption. Développons en deux aspects.

L'Assomption annonce notre résurrection

L’espérance chrétienne devant la mort se fonde tout entière sur le seul événement unique et central de la mort et la résurrection du Seigneur Jésus. Saint Paul nous le rappelle dans la seconde lecture : « Le Christ est ressuscité des morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. »

Il nous est difficile, pourtant, de ne pas désespérer quand nous vivons la douleur de la mort d'un proche ! Il nous semble inconcevable que notre corps, que l'on voit tôt ou tard décliner, devienne le lieu de notre éternité !

C'est pourquoi la solennité que nous célébrons aujourd'hui vient éclairer notre foi et soutenir notre espérance devant la mort. Puisqu'une créature humaine, comme nous, vit déjà en plénitude en Dieu, la vie éternelle ne nous paraît plus si lointaine et inaccessible. La glorification de la Mère de Jésus annonce notre propre résurrection.

Ce n'est pas seulement dans son âme que la Mère de Dieu est entrée dans la gloire du ciel, c'est avec son corps. Ce corps qui a marché en hâte dans les monts de Judée pour rendre visite à Élisabeth, ce corps qui a porté et enfanté le Fils du Très-Haut, c'est celui-là qui est « préservé de la dégradation du tombeau » et glorifié dans le ciel. Ce corps avec lequel nous prions, nous servons, nous aimons et nous faisons le bien n'est pas un vêtement extérieur à nous-mêmes dont nous serions un jour dépouillés. C'est avec lui que nous sommes destinés à partager dans le Christ, avec Marie et tous les saints, la vie divine.

Marie, icône de l'Eglise

La première lecture, tirée de l'Apocalypse de saint Jean, élargit notre perspective sur l'Assomption en nous donnant aujourd'hui à regarder un signe étonnant. Qui est cette femme et cet enfant qu'elle met au monde dans les douleurs ? Il s'agit bien sûr du Christ, « le berger de toutes les nations ». Mais cette naissance évoque tout autant l'enfantement des croyants. Cet accouchement laborieux, est ce qui permet à un homme de devenir un membre de Jésus-Christ par la foi et le baptême.

De même, la femme auréolée de gloire est d'abord l'Église qui donne la vie du Christ au monde. Elle est aussi Marie, la Mère de Jésus qui, se tenant dans la douleur au pied de la croix, devient la mère de tout disciple (Jean 19, 26.). La femme parée des astres de l'univers est une figure qui nous révèle dans un même langage symbolique la maternité spirituelle de la Vierge Marie et celle de l'Église. L'élévation de la Vierge Marie dans le ciel nous donne de contempler le mystère de l'Église dans son achèvement futur.

Ne nous laissons pas accabler par tous les bruits de violence, de guerre et de mort autour de nous. En ce jour, quel que soit notre âge, que nous soyons des adolescents de l'âge de Marie quand elle courrait visiter Élizabeth, ou des personnes plus âgées, comme Élizabeth, ou même de vieillards, laissons l'enfant qui demeure toujours en chacun de nous entendre la salutation de Marie et tressaillir aussi de joie.


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