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Calendrier liturgique 2013-2014 - Année A

Dernière modification de la page : 18-09-2014

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Saint François

25e dimanche dans l'année A

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Bible de la liturgie
21 septembre 2014
Isaïe 55, 6-9
Psaume 144
Philippiens 1, 20c-24.27a
Matthieu 20, 1-16

« Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. » C’est de sa vie que Jésus veut nous parler à travers cette parabole volontairement insolite et provocante. Nullement d’éthique économique ou de morale sociale ! Cette histoire des ouvriers envoyés à la vigne nous parle de l’appel du Père aux hommes à venir partager tout ce qu’il est. Dieu ne donne pas des choses secondaires. Il ne peut que se donner lui-même, avec excès. Dieu appelle tout au long de la Bible. Depuis le jardin d’Eden où l’homme a caché sa honte : « Homme, Où es-tu ? » (Genèse 3). Les prophètes n'ont pas arrêté de faire résonner cet appel tout au long de l’histoire. « Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est surabondant en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur » (Première lecture)

« Faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? »  La bonté de Dieu que nous montre saint Luc : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Luc 15, 31-32). « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » -  « Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23, 42-43)

Mais que l’ouvrier de la 11e heure reçoive le salaire de toute une journée est déjà annoncé dans le Premier testament : « Chaque jour tu lui donneras son salaire, sans laisser le soleil se coucher sur cette dette ; car il est pauvre et il attend impatiemment ce salaire » (Deutéronome 24, 15). La justice, certes indispensable, doit se parfaire en miséricorde, en gratuité et en bonté.

L’amour de Dieu ne se fractionne pas selon les mérites. Les premiers s’attendaient à recevoir davantage que les derniers. Or ils reçoivent tous une pièce d’argent c'est-à-dire le salaire « juste » qui avait été accepté par eux, permettant à chacun de manger, avec sa famille, pour une journée. Les derniers aussi doivent manger, eux et leur famille, même s’ils n’ont trouvé du travail que pour une heure. L’amour, la sainteté de Dieu, va au-delà de l’équité.

Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi,  au bon larron autant qu’à toi, au fils prodigue autant qu’à toi, à Pierre le poltron autant qu’à toi, à Paul le persécuteur autant qu’à toi…Mais le fils perdu et le larron, Pierre et Paul, n’est-ce pas toi, moi, notre assemblée eucharistique. Le Seigneur, dans sa bonté divine, nous aime tous également.

Dans une magnifique homélie pascale, saint Jean Chrysostome s’écrie : « Que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ! Si quelqu’un est venu après la troisième heure, qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces ! Si quelqu’un a tardé jusqu’à la sixième heure, qu’il n’ait aucune hésitation, car il ne perdra rien ! S’il en est un qui a différé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter ! S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier aussi bien que le premier. Goûtez tous au banquet de la foi, au trésor de la bonté. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous. »

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26e dimanche dans l'année A

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Bible de la liturgie

28 septembre 2014
Ezéchiel 18, 25-28
Psaume 24
Philippiens 2, 1-11
Matthieu 21, 28-32

Ézéchiel, Paul et Jésus s'entendent aujourd'hui pour nous dire que les jeux ne sont jamais faits d'avance. Quel que soit notre passé, si lourdes soient nos fautes, tout est toujours possible. On peut se refaire à neuf et repartir à nouveau. «Convertissez-vous et vous vivrez ». Notre avenir dépend de nous. Tout homme, chaque jour, brise ou forge ses chaînes.

L'évangile commence comme la parabole de l'enfant prodigue : « Un homme avait deux fils ». Les deux fils, dans la pensée de Jésus, représente une seule et même personne.

A certains moments, nous sommes le premier fils, celui qui commence par dire «non», puis va travailler à la vigne du père. Jésus est celui qui n'enferme jamais personne dans son passé. Dans nos difficultés actuelles, il voit l'homme nouveau qui difficilement va, peut-être, en naître. Pour Dieu, il n'y a pas de bons définitifs ni des mauvais définitifs. Il y a des hommes et de femmes en marche, qui avancent … ou qui reculent.

Nous collons si aisément des étiquettes aux autres. Nous ne croyons guère à la sincérité de celui qui semble se convertir et nous imaginons mal des gens honnêtes se dévoyer. Non, pour Dieu, tout reste possible. Retenons cette première pointe, pleine d'espérance. Ceux qui répondent non à leur Père du ciel, et je suis de ceux-là à certaines heures, peuvent se convertir, dire «non» et obéir quand même.

Mais c'est avant tout sur le second fils que l'accent est mis. Les belles paroles ne peuvent suffire. Un «oui» donné des lèvres seulement, mais du cœur et non suivi d'actes ne signifie rien.   « N'aimons ni en paroles ni en langue, mais en actes et en vérité », dira saint Jean (1Jean 3, 18).

Comme nous sommes loin de cette espèce de justification mauvaise des tiédeurs et des lâchetés envers Dieu que révèle la formule facile : « je suis croyant non pratiquant », ou l'accusation des pratiquants     « de ne pas être meilleurs que les autres ». Cela équivaut à dire « oui » à Dieu par les lèvres et « non » par les actes. Ce ne sont pas les professions de foi qui comptent, mais les comportements de foi. Et en jugeant les autres du haut d'une prétendue vertu, les néo-pharisiens d'aujourd'hui font du petit troupeau resté fidèle l'objet de railleries désinvoltes. On ne se souvient des pratiquants que pour collecter à la sortie des églises. Le reste du temps, on s'en moque et on n'a pas besoin de Dieu.

Mais retenons, nous aussi, qu'il ne suffit de pratiquer pour être automatiquement des « justes ». A tout moment, nous nous retrouvons dans les deux rôles. Le seul vrai juste, c'est Jésus. Et, lui, a porté notre péché pour que, justement, celui qui refuse ou se contente de belles paroles retrouve le chemin de la vraie vie, à l'exemple de Paul.

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