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Calendrier liturgique 2014-2015 - Année B

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Saint François


4ème dimanche dans l'année B

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Bible de la liturgie
01 février 2015
Deutéronome 18, 15-20
Psaume 94
1 Cori,thiens 7, 32-35
Marc 1, 21-28

Marc nous décrit ici une journée « type » en nous montrant quatre actions caractéristiques du ministère de Jésus comme , à sa suite, de l'Eglise : 1° il enseigne ; 2° il libère des esprits mauvais. J'ai à faire cela chaque jour, avec Jésus. C'est ma journée type de chrétien.

Jésus enseigne

Marc ne nous rapporte pas ce que Jésus disait, mais il voit que « tous étaient frappés de cet enseignement ». Jésus est la Parole de Dieu qui se dit aux hommes. Il en impose, parce qu'il ne répète pas des sentences apprises, mais qu'il parle d'expérience. Il est le « Témoin » du Père. Il est un homme des profondeurs qui met en direct avec Dieu..

Suis-je moi-même un « scribe » ou un quelqu'un d'engagé, qui parle de ce qu'il vit, qui a intériorisé  la Parole de Dieu en la faisant vraiment sienne ?

Jésus libère

A dessein, Marc nous présente ensuite comme premier miracle une expulsion du démon. Le jeune rabbi n'est pas qu'un médecin de campagne. Quand il déclare qu'un que le Règne de Dieu est arrivé avec lui, c'est que vient aussi la fin d'un autre règne, celui de Satan. Pour lui, c'est un être personnel et spirituel, intelligent et pervers, sournois et redoutable.

Certes, une partie du mal de l'univers vient de causes naturelles, d'accidents qui ne dépendent pas de nous. La création n'est pas achevée. Le scandale que nous éprouvons quand nous accusons Dieu d'avoir fait un monde mal bâti vient de ce que nous n'osons pas croire au fond que la réussite de notre vie se fasse dans l'au-delà. Un peu comme si nous reprochions à un architecte la boue et les ferrailles du chantier en construction, sans attendre la maison achevée. Ce premier mal qui vient de l'imperfection et de l'inachèvement du monde, nous devons tout faire pour lutter contre.

Mais il y a surtout un autre niveau du mal, c'est le péché. Non plus le mal que nous subissons, mais celui que nous faisons. Chaque fois qu'une liberté dit «non» à Dieu, elle augmente le mal de notre monde déjà marqué d'imperfections naturelles.

Il faut pourtant aller plus loin et reconnaître en nous, et autour de nous, des forces obscures qui nous dépassent, et que Jésus vient vaincre. S'il faut évidemment nous libérer de l'imagerie pré scientifique des tympans de nos cathédrales médiévales. Mais comment être assez aveugle pour ne pas voir ce mal qui nous domine, et dont nous ne sommes pas totalement responsables : ces orgueils démesurés, ces froides violences, ces tortures sadiques, ces sexualités aberrantes qui souillent notre humanité…

Suis-je prêt à vivre ma vie chrétienne, avec Jésus, comme un grand combat libérateur ? Je ne dois pas m'étonner d'être l'objet du déchaînement des forces adverses, dans la mesure où je reste fidèle à Jésus. De quelle aliénation, de quel mal ai-je à me libérer et à me libérer ?

Jésus exerce la puissance de Dieu, aujourd'hui encore :

 

Dans le sacrement de notre baptême, nous avons été exorcisés par Jésus. Et ce signe sacramentel est actualisé dans chaque eucharistie où Jésus nous parle et nous délivre du mal. 

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5ème dimanche dans l'année B

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Bible de la liturgie
08 février 2015
Job 7, 1-4. 6-7
Psaume 146
1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23
Marc 1, 29-39

Souvenez-vous des plaintes touchantes de Job dont la première lecture s’est fait l’écho. Il est l’image de l’humanité éprouvée par la souffrance et le malheur. Ecrasé par le soleil du jour, ne trouvant pas la nuit le sommeil, il est semblable à ces malades qui ne trouvent sur leur lit aucun repos, à ces personnes âgées qui ne maîtrisent plus le cours de leur vie, à ces malades accablés par la dépression nerveuse, ou encore à ceux qui se retrouvent sans emploi. La misère de Job dit quelque chose de tout homme, car toute vie est marquée de quelque manière par l'épreuve.

Face à la désolation de l’humanité, Dieu ne répond pas par des« abracabra » de magicien. Il vient rejoindre, en Jésus, l’homme dans son quotidien, parfois douloureux et même tragique. Il y a des moments où, face à la douleur de ceux qu’on aime, on ne peut rien faire d’autre que de partager. Après nous l’avoir montré à la synagogue, - l’espace du religieux -, Marc nous montre Jésus entrer dans la maison de Simon-Pierre, le lieu du profane. C’est tout l’homme qui est rejoint. Et là, il trouve la belle-mère de Simon au lit, terrassé par la fièvre. Les choses sont suffisamment sérieuses, puisque, sans attendre, on parle de la malade à Jésus. Ce dernier alors « la prit par la main Il la fit lever ». C'est l'un des verbes employés par les évangélistes pour parler de la résurrection. Le geste du Christ laisse donc deviner autre chose qu’une simple guérison. Par ce geste il donne déjà un signe discret de la grande guérison que le Messie veut réaliser pour l’humanité quand il se « lèvera » lui-même de la mort.

Mais la mention du service que rend aussitôt la belle-mère de Simon est elle  aussi pleine de sens. Elle est rendue à la santé pour être rendue au service. La vocation chrétienne est bel et bien de se laisser guérir pour servir ses frères par les actes, ou son Seigneur par le culte et la prière.

Après la synagogue et la maison, l’évangéliste note l’endroit désert où le Christ se retire pour prier, pour puiser, dans la rencontre avec son Père, la force de sa mission dans les villages voisins « afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ». C'est pour cela qu'il est sorti. Comprenons bien : il n’est pas sorti de Capharnaüm. C’est de Dieu qu’il est sorti. Jésus revendique discrètement sa filiation divine et la mission reçue de l’Esprit : amener tous ceux qui seront touchés à revenir au Père, à rentrer avec lui dans le sein du Père.

C’est pour nous une lumière et une joie. Tout ce que nous faisons pour le Seigneur, si petit et caché que ce soit aux yeux des hommes, prend un sens tout autre : nous contribuons au retour du monde à Dieu. Si nous unissons notre vie à celle du Christ, nos jours ne sont plus seulement des « journées de manœuvre » (Job), mais une mission vers nos frères. « Oui, libre àl 'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible (…) Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns », écrit magnifiquement saint Paul. Très simplement, comme la belle-mère de Simon qui a accueilli son rétablissement comme un moyen de servir. De même, saint Paul a appris à renoncer aux moyens de la puissance, pour recevoir la grâce de devenir porteurs de la Parole de vie du Christ ressuscité.

Il en va de même pour nous, à qui Jésus veut dire : je ne t'appelle plus serviteur mais ami, ma grâce te suffit, reçois ta vie comme une grâce, partage-la, et confie-la-moi. Alors tu seras réconcilié avec toi-même et tu parviendras à la profonde paix du cœur.

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