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Calendrier liturgique 2015-2016 - Année C
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 Sant François

13e dimanche dans l'année C

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Bible de la liturgie
26 juin 2016
1 Rois 19, 16b.19-21
Psaume 15
Galates 5, 1.13-18
Luc 9, 51-62

La page de l’évangile d’aujourd’hui nous présente trois visages différents de Jésus. Il décide de prendre la route vers Jérusalem; il renonce à toute violence; enfin, il propose des exigences très fortes à ceux qui le suivent.

Jésus, homme de courage

A partir de maintenant, dans l’évangile de Luc, les miracles se font plus rares, les paroles de Jésus se radicalisent. Il va « durcir » son visage et prendre résolument la route vers Jérusalem. Il s’avance vers le lieu de son combat, décisif contre la mort.

Donnons-nous du temps pour, avec Jésus, évoquer nos difficultés, nos échecs, nos conflits de couple, nos incertitudes professionnelles, nos solitudes affectives. Au lieu de nous laisser aller, durcissons le visage pour tenir bon, à la suite du Christ.

Jésus, homme de non-violence

Jésus est courageux et décidé. Et pourtant, il est « doux et humble de coeur ». Un village de Samaritains a refusé de recevoir ces pèlerins juifs dans un réflexe raciste qui est de tous les temps. Jacques et Jean le « fils du tonnerre », indignés, proposent d’utiliser la manière du prophète Elie (2 Rois 1, 10)  pour punir à coup de « feu du ciel » ce village qui n’est pas d’accord avec eux. N’est-ce pas là une tentation pour nous aussi : supprimer l’adversaire, se venger de ceux qui nous font du mal ?

Jésus refuse de d’imposer par une intervention spectaculaire et brutale. Il nous révèle ainsi le vrai Dieu, celui qui, ayant créé l’homme libre, respecte jusqu’au bout cette liberté. Comment Dieu détruirait-il les pécheurs ? Il les aime... Il veut les sauver. « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 33). Jésus est le non-violent même, qui arrête le cercle infernal du mal en le recevant sur lui, sans jamais le faire. Comme font les pauvres lorsqu’on les éconduit, ils partent vers un autre village. Devant le mal, en nous et chez les autres, demandons à Dieu sa divine patience.

Jésus, homme d’exigences radicales

Cette non-violence ne signifie pas du tout une sorte de molle tolérance, comme celle qui règne de nos jours, où il ne semble plus guère y avoir de frontière entre le mal et le bien. Car Jésus, au contraire, propose à ceux qui veulent le suivre, des exigences presque inhumaines. Il ne cherche pas à recruter à tout prix. Il souligne qu’il faudra accepter l’inconfort et l’insécurité pour le suivre. Rappelons-le nous dans nos fatigues physiques ou morales.

« Laisse les morts enterrer leurs morts. » Voici une des paroles les plus dures de tout l’évangile. Ceux qui n’ont pas voulu le rencontrer, Jésus ose les dire « morts ». Oui, pour le Christ, celui qui n’a pas le souci des choses de Dieu, ne vit pas au sens fort du terme. Voilà encore quelque chose que nous avons à entendre pour nous.

Enfin, il invite à le suivre sans prendre le temps de faire ses adieux à sa famille. Sous l’image orientale, découvrons le message : on ne peut pas le suivre en faisant passer nos propres affaires avant celles de Dieu : mon bronzage, mon entraînement, ma famille, mes copains... et après, s’il reste du temps, la messe... Paul, dans la deuxième lecture, nous invite à laisser tomber « les chaînes de nos anciens esclavages ».

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14e dimanche du temps ordinaire C

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Bible de la liturgie
03 juillet 2016
Isaïe 66, 10-14c
Psaume 65
Galates 6, 14-18
Luc 10, 11-12.17-20

Permettez-moi de commenter simplement, au fil des mots, l’évangile de ce jour. Il s’y trouve quelques indications bien concrètes pour notre vie chrétienne d’aujourd’hui.

« Il les envoya deux par deux... »

Le chrétien ne peut être un franc-tireur isolé. Déjà dans le domaine profane, on remet en  valeur la nécessité de l’équipe pour le travail professionnel, scientifique ou scolaire. Dans l’apostolat aussi, on ne peut guère évangéliser seul.

« Priez le maître de la moisson... »

La première tâche de l’apôtre, c’est la prière. Voilà un apostolat à la portée de tous, y compris de ceux qui n’ont rien d’autre à offrir, c’est-à-dire les malades et les personnes âgées. L’évangélisation n’est pas une publicité ou une propagande; elle est d’abord oeuvre du Saint-Esprit qui ne peut passer qu’à travers des coeurs priants.

« Il en envoya soixante-douze... »

Si l’Eglise repose sur douze fermes colonnes, c’est-à-dire les apôtres et leurs successeurs que sont les évêques, elle rayonne aussi par toutes ses pierres. C’est dire que l’évangélisation concerne tout chrétien. Luc sait, d’expérience, qu’un grand nombre de communautés chrétiennes, qui ont surgi un peu partout en plein monde païen, sont nées de l’apostolat de laïcs, des hommes et des femmes, des équipes et des couples. Le témoignage rendu ainsi au Christ par des personnes de toutes origines et de tous les milieux de l’Eglise a beaucoup plus de force et de continuité. Sommes-nous convaincus que tous, nous les baptisés, nous avons un rôle irremplaçable à jouer ?

« N’emportez pas de gros bagages »

Nous sommes toujours tentés de penser que l’apostolat de mande  de gros moyens, des structures lourdes, des organisations complexes. Certes, il faut un minimum de moyens et de réunions. Mais Jésus nous recommande vivement la simplicité des moyens pauvres. L’évangélisation est à la portée des vies les plus modestes.

« Apportez la paix... guérissez... »

L’évangélisation , enfin, commence par du très concret, du très pratique : faire du bien, pacifier, faire reculer le mal, soulager, guérir... Pas des discours compliqués, mais d’abord une manière de vivre en actions : communiquer la paix, montrer de la solidarité, offrir son sourire, donner un coup de main...

C’est une très belle page d’évangile que la liturgie nous offre cette semaine. Il y a sûrement au moins une phrase qui est pour chacun de nous. Vivons-la et soyons des travailleurs à la moisson de Dieu !

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